Techniquement, le billet du 18
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« Il devrait exister une science de la contrariété. Les gens ont besoin d’épreuves difficiles et d’oppression pour développer leur muscles psychiques » Frank Herbert- Dune
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« Il devrait exister une science de la contrariété. Les gens ont besoin d’épreuves difficiles et d’oppression pour développer leur muscles psychiques » Frank Herbert- Dune
« Nous sommes venus de Caladan, monde paradisiaque pour notre forme de vie. Sur Caladan, nous n’avions nul besoin de construire un paradis physique ou un paradis de l’esprit. La réalité suffisait tout autour de nous. Et le prix que nous avons payé est celui que les hommes ont toujours payé pour jouir du paradis terrestre durant le temps de leur vie : nous sommes devenus fragiles, notre fil s’est émoussé. » Frank Herbert- Dune
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J'ai déjà rapproché ces deux citations pour le même concept. Nommons-le le désert. La peur de ne pas savoir sans expérimenter. Le désert est l'épreuve, la monde infernal qui pousse les limites et permet l'accomplissement de soi, la quête initiatique. La nation de samsara semble s'y rapprocher le plus.
Histoire courte: Siddhartha vit plusieurs épreuves au cours de ses voyages, grandit et atteint l'illumination. (Siddhartha aussi connu comme Bouddha).
Le voyage est-il essentiel? Il confronte à tout le moins, change les données, sort du familier et plonge dans un nouvel univers à divers degrés (L'Occident et le tiers-monde, pas la même expérience)
Il y a des expériences qui se vivent chez soi, mais je ne connais que peu de gens qui changent volontairement d'univers chez eux, le confort est compréhensible.
Il me semble que le désert est essentiel pour progresser, pour ne pas dégénérer et tomber dans la complaisance. Piège difficile à éviter dans une vie pleine de privilèges. (Et bon, mêler l'expérience à la connaissance me semble essentiel, tout tend à me hurler leur réconciliation, à tous les niveaux.)
Je reste craintif, je cherche des petites sécheresses, une parfois. J'échoue souvent à oser les affronter.
Le défi est de trouver des épreuves à ma portée, ou à accepter de tenter le coup.
L'inertie gagne, régulièrement, et je me déçois tout autant.
Ça par contre, je sais vivre avec, la déception de moi-même. Une longue plaine vide, sans arbustes ni herbes hautes. J'en viens de plus en plus à mépriser l'auto-apitoiment, alors il s'agit d'une chose, se fermer et tenter quelque chose. N'importe quoi.
Rétrospectivement, ça fait du bien de voir une progression. Je quitte lentement la plaine, comme je peux.
Peut-être que c'est à quoi servent les épreuves. On ne peut pas voir ce qui est devant, mais on a ses traces de pas, de où l'on vient et c'est déjà ça.
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