14 février, 2008
Aujourd'hui à : j'ai un problème entre les deux oreilles
Journée d'hier: tempête de neige, mais je l'ignore, ce qui contribue à mon isolement. Première journée depuis je ne sais quand où je n'ai pas besoin de sortir de chez moi. Je me repose enfin et termine d'exterminer ces salopards qui assiègent mon système immunitaire depuis presque une semaine. Je décide néanmoins d'avoir une journée productive, soit de me laver (ce qui est facultatif quand je décide de passer la journée en pyjama) de faire mon lavage( qui me regarde d'un air piteux dans mon panier depuis au moins deux bonnes semaines, c'est fou le nombre de vêtements que j'ai tout de même) et même de faire de la grammaire en après-midi.
Bon la matinée est plus ou moins gaspillée sur mon gamecube (Zelda quand tu nous tiens). En dinant, je m'active style femme des années 50, nettoyage de la cuisine, laundry etc. Je regarde mon horaire de travaux de grammaire pour m'aperçevoir que j'ai encore plus de latitude que je le croyais(Grève oblige).
Et là, précisément LÀ! se situe mon erreur.
J'ai du temps, donc je peux le perdre, donc je vais le perdre.
C'est particulièrement fascinant de voir la capacité d'attention dont je suis capable pour mes loisirs et dont je suis tout aussi incapable pour tout ce qui est scolaire(hormis peut-être la lecture). En fait c'est pathétique. Il me faut une pression absolument monstrueuse pour me contraindre à écrire mes travaux (et à ce moment je suis bien concentré, ah ça oui) mais si j'ai la possibilité d'attendre, rien ne bouge et je pars m'occuper à autre chose.
Bon, c'est une question de procrastination très classique, il n'en demeure pas moins que c'est parfois très chiant. (joli mélange de niveau de langage ici non?:P)
C'est à se demander comment fonctionne vraiment mon mécanisme, par rapport à la société aussi. Bon je vais entrer dans les idées lancées en l'air sans aucune base(ok, plus qu'à l'ordinaire) mais un peu d'indulgence.
La pression monstrueuse exercée dans diverses sphères sur les gens est une conséquence du dit gène(C'est rigolo comme mot bon) procrastinateur afin d'obtenir des résultats. Une quantité donc excessive de stress proviendrait donc indirectement de notre propre part.
C'est peut-être bien simpliste/évident/ inutile mais au diable.
Suggestion #1 arrêter de chialer et vivre avec et où prendre des moyens pour se discipliner (imaginez écrire quand on a jamais de date butoire, autant dire jamais)
Suggestion #2 faire la révolution et sacrer la société par terre....
Je suis partagé, j'aime bien chialer et je trouve la #2 trop cliché, des idées?
07 février, 2008
Sans lien, mais ya des limites à faire des messages séparés.
J'ai rêvé cette semaine, qu'on voulait me tuer. Ce qui m'a frappé, c'est qu'on m'en voulait vraiment au point de vouloir ma mort, c'est la haine dirigée contre ma vie qui m'a troublé. J'ai oublié la seconde partie (il y a toujours au moins deux ou trois parties)
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Sur une autre note (vraiment une autre note)
J'ai cèdé à Facebook. C'est une honte, que j'assume désormais totalement.
ce qui m'a décidé:
1- reprendre contatc de façon plus ou moins souteneu avec des gens éloignés(dans le sens de: je n'ai pas à faire d'effort mais je peux quand même garder un certain lien)
2- le plaisir du voyeurisme (et alors la je prends vraiment mon pied)
3- le groupe des haïkus érotiques(il mérite d'être une des merveilles du monde)
Je vais vous dispenser d'une longue dissertation sur les pours et les contres, je suis rendu un monstre, who cares. Facebook c'est comme l'alcool, on en fait un meilleur usage avec modération (et beaucoup d'ironie)
Masturbation intellectuelle
Parfois j'ai envie de perdre foi en la littérature telle qu'elle est à l'université. Nous passons presque tout notre temps dans les bouquins, génial soit, mais il en résulte un climat insoutenable. Pour moi il l'est.
C'EST DE LA MASTURBATION INTELLECTUELLE!
C'est dit. On ressase des concepts plus ou moins vides ou alors n'ayant que très peu rapport, ou encore complexifiés pour absolument rien, c'est le contraire absolu de la déréification mais encore une fois, ce mot est trop compliqué pour rien. Voyons, moi même je suis rendu dans les doubles négations, que d'horreur.
Et je me perds. Mon idée était que : les discussions, peut-être les recherches, l'intérêt me semble entièrement vain. Pas qu'il n'y ait aucune application pratique, il faut sans doute s'attendre à ce que la littérature reste abstraite, sauf qu'il y a des limites à discuter pour discuter histoire de se trouver ô combien intelligent. C'est peut-être une faiblesse de ma part, une incapacité de me concentrer, ou de la stupidité pure et simple, il reste que j'ai de la difficulté à voir d'où certainnes personnes parviennent à rejoindre deux idées tout aussi vides.
Encore heureux que je ne sois pas en philosophie, je mourrais.
01 février, 2008
I'm in love
«Et pourtant...Dans un champ aride, sous les pierres, on a déterré une femme noire vivante, datant d’une époque reculée et sauvage. Étrangement conservée. On l’a lâchée dans la petite ville. Puis on s’est barricadé, chacun chez soi. Tant la peur qu’on a de cette femme est grande et profonde. Chacun se dit que la faim de vivre de cette femme, enterrée vive, il y a si longtemps, doit être si féroce et entière, accumulée sous la terre, depuis des siècles! On n’en a sans doute jamais connu de semblable. Lorsque la femme se présente dans la ville, courant et implorant, le tocsin se met à sonner. Elle ne trouve que des portes fermées et le désert de terre battue dont sont faites les rues. Il ne lui reste sans doute plus qu’à mourir de faim et de solitude.»
Anne Hébert, Kamouraska
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