11 mars, 2009

Homo Sapiens in fabula

La connaissance humaine est un procédé fabuleux, mais qui repose sur une illusion, le mot le plus juste qui me vient en tête est un «acroire». (hormis peut-être le terme de Eco, rendons à César ce qui est à César)

L'univers est inquiétant, l'univers est un inconnu, et cet inconnu est écrasant. Chacun peut réagir différemment, mais la majorité vont chercher à le dompter, à donner un nom à ce qui angoisse, le rendre familier. Ce n'est qu'une première étape, on cherche ensuite à le comprendre, par toutes sortes de façons.

Expérimentation
Observation empirique
Théorisation
Catégorisation
Et cetera, et cetera

Ce qu'il est si facile d'oublier, est qu'il nous est impossible de tout savoir, de tout voir, de tout saisir ou comprendre. Alors, lorsque les éléments nous dépassent: surprise.


Déboulonnement cosmogonique (chacun a bien droit à son propre univers)


La facilité que l'univers a à nous débalancer, ou encore, l'importance du résultat correspond donc proportionellement à l'importance que nous accordons à notre illusion d'ordre, de monde rangé.

Remède? Ranger, compulsivement, n'est que le premier qui me vient, voyages initiatiques, morts et renaissances ne m'apparaissent presque clichés. Et puis quoi après?

D'autre part, l'élasticité des frontières de ce monde m'intrigue, est-ce véritablement des frontières ou plutôt des ponts? Il faut se méfier des métaphores, les limites, et leur nature voilà, c'est plus précis.