09 avril, 2008

Au bonheur des dames

C'est un titre magnifique, comme un nom de magasin également, personne n'aurait l'audace de donner un tel nom à un magasin au Carrefour Laval, et pourtant, dieu sait que l'orgueil entier de la banlieue tient entre ces murs (ok peut-être sur la pelouse plus verte que celle des voisins mais ça c'est une autre histoire).

Zola est trop souvent défavorablement comparé à Balzac, mes excuses, mais il est franchement plus intéressant que ce dernier. [fin des jugements sans fondements] Il faut dire que je n’ai lu que deux de ses romans (imposants tout de même) aux thèmes qui me gagnent d’avance(La pute de luxe et la vanité des grands magasins).

Pour en revenir au Bonheur, je comprends désormais pourquoi certaisn professeurs des H.E.C. le font lire à leur étudiants, c’est remarquable d’y voir disséqués tous les principes des grands magasins. Ces tactiques sont d’ailleurs restées très actuelles, bien entendu le marché à évolué et les stratégies ont changées. La base demeure cependant la même.

Je dois dire que je me suis beaucoup attaché aux personnages, surtout à Denise pour qui j’avais presque envie d’ouvrir mon compte de banque afin de soulager la misère des débuts, beaucoup moins à tous les commerçants de l’ancien régime (excepté le vieux vendeur de parapluies). Non seulement le sujet de l’étude (car pour Zola, il me semble que c’est le terme approprié) est absolument fascinant mais sa mise en fiction à travers les personnages est très accrocheuse elle également.

Le personnage de Mouret... Le patron qui prends plaisir à dévorer les femmes, à les avoir à sa merci en son temple de la vanité qu’il leur a érigé, GAWD, en lisant, en voyant les comportements des clientes que je reconnais également chez moi (pas tous quand même) I felt like Octave Mouret’s bitch, et pour le dire, je le suis. L’avantage, c’est que je peux choisir mon pimp.

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