06 février, 2011

Je n’arrivais pas à me déterminer si Fireworks était émotionnellement malhonnête et puis j’ai compris que l’important n’est pas l’intention de l’émetteur, ou des producteurs, mais ce que les imaginations des récepteurs peuvent en créer.  Les implications sont à la hauteur de mes attentes. La question qui demeure n'est pas de savoir si les esprits sont aptes à s'approprier constructivement ces représentations, d'aller au delà du clinquant, mais bien d'aider à cet état d'esprit et d'encourager ces interprétations-appropriations. 

Je n'ai pas encore lié toutes les sphères de cet énoncé (enseignement, résistance, détournement de sens) . J'y travaille.

L'auteur de l'image : http://pedantia.deviantart.com/gallery/

20 décembre, 2010

Filiation

Mon héritage, ne me vient pas que de mes géniteurs, comme tous.

Non il y a des tonnes d'exceptions, je vais me permetttre d'en rester à mon cas.

Celui où je n'ai pas eu le choix de chercher par moi-même, parce que personne ne m'a montré le chemin. Parce que prersonne n'était là pour ça, m'expliquer, me raconter une histoire sur ceux qui m'ont précédé.

Heureusement, il s'avère que my people, que ce soit chauvain ou véridique, sont d'excellents conteurs.

Leurs traces sont riches, infiniment. Et plus je creuse, plus je pleure.

Je pleure devant l'ange de Kushner, devant les derniers mots aveugles de Guibert, la crise de coeur de Georges, et bien sur, le coeur percé de Molina.

Personne n'a d'héritage facile, la condition humaine ne change jamais tant que ça en ses fondements, mais putain.

Il ne s'agit jamais que d'oeuvres, je pleure des personnages de papier, ceux qui ne sont jamais que les témoins immortels de mes ancêtres.

Ces histoires, films, ces chants, autant de capitales mains tendues . C'est ici la particularité de mon peuple, il ne peut se fier à la généalogie pour la transmission de son expérience. Chaque nouvel être, aussi singulier soit-il, n'aura d'accès que par lui-même et personne d'autre. Il s'agit, tristement, que rarement d'un contact facile et sans honte et douleur.

Nous sommes dissimulés à nous-mêmes.

C'est pourquoi cette lignée, que je ne devine qu'encore, me paraît si capitale, j'insiste sur le mot.

Il m'aura fallu des années pour comprendre le flambeau que me tend Manuel Puig, et que tous les autres ont reprit, et retransmit. Et pour la première fois depuis jamais, je me sens enveloppé et précédé.

Mon chemin qui était obscur, a désormais ses oriflammes, laissés par mes ancêtres.

16 février, 2010

Du Nouveau rose (Ou Paiiiiiiiiiiiiiiink)

Le format appelle l’écrit, et Twitter et Facebook appellent si fort que le blog est loin derrière, ne parlons même pas de récit (quoique l’idée de blogue feuilleton ne manque pas de séduction).

Or donc, reprenons. Une session de plus, un automne de merde, une fois sur deux? L’idée en soi semble loufoque, mais il est toujours plus agréable d’organiser les évènements selon une quelconque logique, aussi peu fondée soit-elle. Peut-être l’attrait de la promesse du prochain automne idyllique n’est y pas étranger également.

Fantastique incohérence.

Pour expliciter, mon directeur est reparti en maladie, l’adaptation  à la maîtrise a été dure mais s’annonce désormais plus douce bien qu’encore incomplète. La suite des évènements est indécise, bien entendu la vie en générale n’est jamais certaine et blah blah blah et la vie ne sert de rien puisque Cthulu va éradiquer toute civilisation humaine en se éternuant dans son sommeil et blah blah, mais c’est quand même agréable d’avoir un tant soit peu de direction et d’indications. J’aurai un diplôme en perplexité et incertitude. Craptastic.


Le portrait n’est pas si noir, le groupe de recherche défunt a été remplacé par un tutorat sur le Queer qui m’amène à lire des choses formidables, citons Bourcier. (Ohh  ça oui)

Plus après le saut. (Depuis le temps que je rêve de dire ça)

20 janvier, 2010

En vrac

- Je ne croyais pas devoir relire des trucs immenses et aussi classiques: j'ai été eu. Balzac les illusions perdues, je plonge.

-Je revis, change, reconstruit mon adolescence en expérimentant des moments qui auraient pu en faire partie, et qui définitivement auraient étés de bons souvenirs. Ce n'est peut-être pas tant changer le passé que de compenser par de nouveaux souvenirs plus agréables.

"What if you could go back in time and take all thoses hours of pain and darkness and replace them with something better?" -Gretchen, dans Donnie Darko

-Twitter = la plus jolie et simplissime interface + un fantastique espace ou les célébrités occupent le même espace que ton ami. C'est probablement un nouveau stade du 2.0.
Sérieux, Lady Gaga et Neil Patrick Harris  côte à côte avec Vincent et Arianne, ça rock.

15 janvier, 2010

Small people victory

" I'd forgotten that this act was not as purely symbolic for him as it was for me. I remembered that he considered all this to be pleasure, as Herod tought Salome's dance was until he heard what she wanted as a reward. [...]
Sometimes I think I seduced and betrayed Mr. Beattie because neither ibe action nor the other alone but the complete cycle allowed me to have sex with a man and then to disown him and it; this sequence was the ideal formulation of my impossible desire to love a man but not to be a homosexual. Sometimes I think I liked bringing pleasure to a heterosexual man (for after all I'd dreamed of being my father's lover) at the same time I was able to punish him for not loving me. [...]  Beattie was a friend of sorts, or at least an accomplice, but he was also a stand-in for all others adults, those swaggering, lazy, cruel, masters of ours (how refreshing it was that at Eton the teachers were actually called masters ). I who had so little power - whose triumphs had all been minor victories of children and women, that is, merely verbal victories of irony and attitude - I had at last deep drunk from the adult fountain of sex. I wiped my mouth with the back of an adult hand, smiled and walked up to the dinning hall humming a little tune. "

-Edmund White, A boy's own story

13 janvier, 2010

Je suis clairement le public cible de « A single Man»

-J'ai déjà lu Adieu à Berlin de Isherwood.

-Je suis plutôt un inconditionnel de Julianne Moore.

-J'aime bien Colin Firth

-Oui Nicholas Hoult est hot

-J'aime bien la haute couture

-Je perds tout jugement critique dès que j'entends un accent brittish.

J'imagine qu'il me manque juste un revenu personnel moindrement indécent.


Néanmoins, je me range avec Émilie, c'est un bon premier film. L'ennui c'est qu'on dirait que l'envie de faire une belle histoire tragique joliment montrée prend le pas sur quoi que ce soit d'autre. J'ai l'impression que Molina a réalisé (ok, Molina avec un tantinet plus de perspective et beaucoup, beaucoup plus de goût, surtout vestimentaire (Là dessus, Tom Ford s'y connaît, on le vénère un point c'est tout)).

Ce n'est pas un échec, loin de là. Ça me semble simplement, pas particulièrement mémorable.

(Ok j'aurai besoin d'à tout le moins réécouter la narration du début et de la fin, mais bon)

11 janvier, 2010

« I don't want to go through puberty [...] I see myself standing on a hill above a lonesome valley I'll never be able to cross. I'll probably never be this calm again.»

«But if the Devil were listless, if he were a pale man in his underwear who watched television by day behind closed venetian blinds - oh, if that were he Devil I would fear him»


Edmund White

08 janvier, 2010

« She questionned us once more about our father and how he bahaved with his new wife. Each twisted or colored fact we gave her she plaited into a heavy weave. Then she tore that up and started again. He would soon leave his wife or he would never leave her, he was being blackmailed by that woman, no he loved her, he was a man of honor, no he was a man without principle, he had failed us, no he stayed true, he'd tire of her, no she was a born fascinator, this was just an adventure, it was a life, she made him feel superior, she made him feel cheap, he'd soon be back or he'd never return - Oh, my mother was a tedious Penelope weaving her tales and tearing them up.» Edmund White

06 janvier, 2010

Si je dis que j'ai des buts, il faudrait peut-être les citer, ou en faire une liste:

Voyager en europe

Voyager en France: partout

Voyager en Grande Bretagne- écosse

Voyager en Espagne

Voir le Canada, Retourner à Halifax, aller à Toronto, Vancouvert, voir quoi de l'ouest?

Voir les État-Unis: San Francisco- Chicago- Seattle-Boston

Oser aller ailleurs aussi

Hiroshima: bien
Biscuits : bien
Et après?

Écriture: pas génial

Décider formellement du nom de la machine à écrire.

Place dans l'univers: ergh

Maîtrise et foi en les études:  pas top.

Plan d'avenir: quels plans?
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Bilan: besoin de pep talk

28 décembre, 2009

« If you loved me... - Ziggy slugs- ... you wouldn't rim me while I'm crying. »
-Try, Dennis Cooper

J'ai toujours une grande part de laisser aller en le lisant, maintenant que j'ai lu les 5, il faudra revoir.

23 décembre, 2009

«-The ceilig was crushing us. - So we made a skylight»

C'était loin, c'est des souvenirs, pas si lointains.

Cette chanson est merveilleuse, encore plus dans son contexte dans Running with scissors.

Al Stewart - Year of the cat

Entendu à Mahone Bay

Dans la rue:

Deux adolescent font des allées et venues dans le village tandis qu'un voiture remplie d'un famille s'arrête à un feu-rouge non-loin.

Les deux garçons interpellent leur ami dans le véhicule:
«-Ahh come on man, come chill with us.
-Sorry can't, with my family.
-Ahh come on man, just for a while
- Yeah, sorry , really can't
- Ah come on, i'll be fun, we'll go grab a cup of tea, chill at the tea house.
- Okay then »

Le dialogue à été distordu par ma mémoire, mais l'essentiel est véridique.

Imaginez une adolescence où hanger out se fait à la tea house. C'est une adolescence heureuse, clairement.

Je viens de comprendre pourquoi les gens en Nouvelle-Écosse sont sain d'esprits.

De l'élégance II

GUERRE AUX PANTALONS JOGGINS

Sérieusement.

Oui c'est un double standart car ça m'irrite moins chez un gars qu'une fille.

En fait, enlevons ceci du chemin: une fille à totalement le droit de ne pas tenir à la féminité cosmétique, en autant de cohérence blah blahblah.

Non ici il est question de cette pseudo mode à la « je rentre mes joggins dans mes bottes fashion et je porte un joli top et est supra maquillée.

NON. JUSTE NON.

ÇA NE MARCHE PAS.

Il n'y a aucune défense qui tienne, je n'ai rien à ajouter.  Nah.

An-Mei Hsu

« And on that day, I showed second wife the fake pearl necklace she had given me and crushed it under my foot.
And on that day, Second Wife's hair began to turn white.
And on that day, I learned to shout.» Amy Tan- The Joy Luck Club

Un livre fantastique, vraiment.
J'aime beaucoup nommer,

c'est mon pouvoir.

Je suis le super-héros mundane de ma vie.

Plus de omg/HaHaHa

«The point is why do I have to have an answer to this question, is: what do you want to be when grow up?, wich I have been asked since i was like, out of the womb?
Like, it's not like, what I say is gonna matter.
I mean, when I was five I wanted to be a dancer, I wanted to be an artist
and I don't even care about any of thoses things anymore beceause I've been bombarded by alll theses things I'm supposed to be.
I have to take math, I have to take science because they're the only things that matter, they're the only things that'll get me a job that's worthwile in the world so I can build motherfucking spaceship
and you know,  make an antidote to some disease» [voice fades out]


«When you're a kid, the concept of dissapointing your parents is pretty heavy
but as we grow older, the idea that a parent can dissapoint us, that they can let us down,
as we grow up, realizing they've not always been the parent we'd hope theyd be
it's dissapointing»

«These are my friends.
These are thing I think about.
People I've met.
Dreams I've had.
It's nothing special.
but I want to keep a record...

Of my life
:)»

«You know what? I'm just gonna crawl back into my mom woumb okay?
fuck this place.
I'm serious,
I have made this threat a lot of times in th past but I mean it.
I'm tired of it.
I'm tired, I don't sleep, I don't feel sleepy.
-You don't feel pain? -Yes I feel pain, pinch me. I'll bleed
Ow oh god, -God
-See even a world where your friends will pinch you
what kind of world is that? I don't wanna live there.
-Yeah
-Let's go somewhere else»
Beaucoup de psychanalyse, ça met dans un monde étrange, mais étrangement rassurant. Comme si l'univers devenait entièrement connu et compréhensible.

***

« I don't know about that. But at least I'll have orgasms. See when you're on heroin, sex isin't...mm a priority.»
«I heard» Ziggy says. «Sounds kind of, unh... peaceful, ha ha. 'Cos sex just ruins everything. Look where it's gotten me»

Try, Dennis Cooper

16 décembre, 2009

Intervention

J'appelle des renforts,

L'eau bout, coule, immerge.

J'ai besoin d'aide,

Plus le thé sera fort, plus la cannelle pincera,

Plus longtemps je saurai continuer.

15 décembre, 2009

Mise en scène

Dehors le vent balaie vers le sud.

La neige dégringole comme de la poussière. Une poussière poudreuse et blanche.

On dirait le far west, j'attends le duel dans la rue, j'attends que mon écriture soit interrompue par des coups d'épées, de fusil, par une violence équivalente au vent.

Il appelle une réponse.

14 décembre, 2009

Débloquer

Je ne sais quels hormones ont étés débloquées par la trouvaille de mon exergue, mais le moindre détail du monde est magnifique à nouveau.

Heavy Cross

Ceci:

Chère tempête de neige, si je puis, à si peu de frais,
être l’instrument de ta jouissance, ne te gène surtout pas,
assaille-moi de tes flocons âpres et durs,
de tes grêlons taillés comme des silex,
tes nuages sont si lourds de rage,
j’accepte d’être la mortelle perdue dans la montagne
sur laquelle ils déchargent leur colère,
je reçois en pleine figure leur milles postillons glacés,
il ne m’en coûte guère et c’est un beau spectacle
que ton besoin d’entailler ma peau à coup d’insultes,
tu tires à blanc, chère tempête de neige,
j’ai refusé que l’on me bande les yeux face à ton peloton d’exécution,
car il y a si longtemps que j’attendais de voir du plaisir dans ton regard.  

Amélie Nothomb

Stupeurs et Tremblements



Et tellement plus encore
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C'était vendredi.