Le format appelle l’écrit, et Twitter et Facebook appellent si fort que le blog est loin derrière, ne parlons même pas de récit (quoique l’idée de blogue feuilleton ne manque pas de séduction).
Or donc, reprenons. Une session de plus, un automne de merde, une fois sur deux? L’idée en soi semble loufoque, mais il est toujours plus agréable d’organiser les évènements selon une quelconque logique, aussi peu fondée soit-elle. Peut-être l’attrait de la promesse du prochain automne idyllique n’est y pas étranger également.
Fantastique incohérence.
Pour expliciter, mon directeur est reparti en maladie, l’adaptation à la maîtrise a été dure mais s’annonce désormais plus douce bien qu’encore incomplète. La suite des évènements est indécise, bien entendu la vie en générale n’est jamais certaine et blah blah blah et la vie ne sert de rien puisque Cthulu va éradiquer toute civilisation humaine en se éternuant dans son sommeil et blah blah, mais c’est quand même agréable d’avoir un tant soit peu de direction et d’indications. J’aurai un diplôme en perplexité et incertitude. Craptastic.
Le portrait n’est pas si noir, le groupe de recherche défunt a été remplacé par un tutorat sur le Queer qui m’amène à lire des choses formidables, citons Bourcier. (Ohh ça oui)
Plus après le saut. (Depuis le temps que je rêve de dire ça)
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Hier était une conférence au sujet des trans par rapport aux écrits de Judith (Yudith?) Butler. Donnée entre autre par Marie-Hélène Bourcier, théoricienne ou plutôt empiriste queer française, professeure de l’université Lille et meilleure titreuse de chapitre/plume la plus ludique que j’aie lu depuis un bon bail (dans la théorie au moins).
La seule image que j’avais était les mots de copain, une image sortie d’une recherche de google un peu effrayante et une intériorité pleine d’appréhension et d’attentes. J’ai été déçu, elle n’était ni blonde platine, ni rasée. Ce n’est qu’une déception d’avoir l’anecdote à raconter, le résultat était bien au dessus de ce plaisir de raconter une histoire un peu loufoque. (D’autant plus que nous avons eut droit à une anecdote savoureuse à propos de Butler/Kristeva)
La foule était, prévisible, mais mieux. Oui des coiffures en mohawk, des rasés, un look androgyne, une foule d’humanités (Parce que croyez-moi, dans le pavillon des sciences de la gestion ça crée un clash vestimentaire assez fantastique) mais avec une certaine sobriété et une certaine hétérogénéité malgré tout.
J’ai appris, beaucoup, particulièrement à propos des transidentités et des conflits avec les théories queers, j’ai l’impression d’avoir au moins rattrapé le débat, bien que je sois trop peu informé pour participer, je suis au moins un spectateur maintenant.
On m’a éclairé sur des futures lectures, concernant Butler spécifiquement, mais aussi d’autres par la bande. Les critiques ont fusées, la défense aussi, la question reposant sur des prémices qui n’ont pas étés attaquées en soit, autrement dit : Empiristes ou Théoriciens : choisissez votre camp.
La découverte, ou la confirmation de ce que je sentais depuis le début, à été la période de discussion, de questions. Des questions et interventions pertinentes, des questions rejoignant les miennes. Ce n’est pas un groupe de sexo. Ces gens sont intéressés par ces problématiques car eux-mêmes sujet, car curieux, car ouverts, car irrités, car militants, car queers.
I felt like I belonged.
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Fred Astaire : un absolu gringalet, une miette, un chicot et il est vraiment badass dans un avion de chasse de la WW1, Not.
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